Les 7 + 1 erreurs que font tous les thérapeutes à l’installation

 

J’ai reçu un mail d’une élève en école de massage. 

Ce mail était une demande pour un stage dans mon salon. Je vous mets la photo du mail ci-dessous. 

Ce n’est pas la première demande de stage que je reçois. Mais chaque fois, c’est le même discours. 

Généralement, ces élèves sont en formation dans une école qui est reconnue dans la profession comme une bonne école, avec une formation sérieuse. 

Dans leur cursus, il y a un module à l’installation. Les écoles prennent en compte qu’il ne s’agit pas que de massage, mais d’un futur métier. 
Ce n’est pas assez à mon sens.

Je n’ai pas fait d’école de massage ; j’ai appris mon métier directement auprès d’une masseuse. Je ne sais donc pas de quoi sont constitués les modules à l’installation qui sont enseignés dans les écoles en général. 

En tout cas, les mails que je reçois sont peu ou prou identiques. 

Je ne prends pas de stagiaire. Je suis un très mauvais formateur/ maître de stage/ transmetteur de savoir dans les techniques du massage.
Mon salon est beaucoup trop petit également pour être à deux autour d’une table de massage.

Troisième chose pour laquelle je ne prends pas de stagiaire, c’est que mon business model n’est pas approprié pour enseigner à un débutant.
En effet, les débutants ne connaissent rien en gestion d’un salon de massage ; ils n’ont pas d’expérience : ils en sont à un stade de jeune padawan. 

Cela est normal. Ils ont pour seul objectif de réussir la formation et en même temps ils sont déjà dans l’ouverture de leur salon.

Ce que j’ai constaté après avoir reçu ces demandes de stage, avec une réponse négative, une explication du pourquoi je ne prends pas de stagiaire c’est que je ne reçois aucune réponse.
Même pas un remerciement d’avoir répondu à leur demande. 

Sauf que, dans le dernier mail que j’ai reçu, j’ai pris le temps d’expliquer à cette future masseuse pourquoi je ne la prendrais pas en stage. J’ai ajouté quelques conseils pour mieux tourner son mail.

Comme vous pouvez le voir, elle me dit s’intéresser à ma pratique et à mon travail ; je lui ai demandé en quoi elle est intéressée par mon travail, ma pratique et pourquoi. Qu’est-ce qu’elle compte développer une fois sa certification en poche. 

Elle m’a répondu. Pas à mes questions mais elle est intéressée pour lire le blog. 

Aussi, pour Emilie, et pour tous les débutants, je écris cet article.

Car comme 99 % des thérapeutes qui vont s’installer après leur formation, ils vont faire les mêmes erreurs pour se faire connaître. 

Ces erreurs je les ai faites. Ce n’est pas qu’elles ne fonctionnent pas : elles ne fonctionnent plus aujourd’hui en 2022.

Vous pouvez essayer, mais les résultats seront décevants. Le retour sur investissement sera quasi nul. 

Il existe d’autres méthodes, d’autres moyens, que je vais vous enseigner, que je vais vous montrer au travers de mes articles sur ce blog. 

Je vous rappelle qu’en 2022, les conseils d’autrefois, qui sont à chaque fois donnés, ne sont plus valables. Les choses ont changé, les clients ont changé. Il faut aller les chercher là où ils sont, et les clients sont maintenant sur internet.

Erreur n°1 : ne pas avoir de fiche Google My Business 

En 2022, il est indispensable que vous ayez votre fiche Google My Business (GMB).

Si vous n’avez pas de fiche Google My Business, inscrivez-vous ici pour télécharger mon guide gratuit pour la créer.

« Les gens recherchent des choses sur Google. Quand ils ont un problème, il y a des choses qui s’affiche sur Google. »

Matthieu Verne du blog referenseo

Si vous pensez que seuls votre site web, votre compte Facebook ou Instagram suffisent pour attirer des clients vous vous trompez.

Prenons un exemple. Vous et votre conjoint passez un petit week-end à Brest. Vous voulez visiter la ville depuis longtemps, aller dans l’arrière-pays, trouver une petite auberge et manger des produits locaux. 

Je consulte ma boule de cristal…

Laissez-moi deviner vous avez tapé dans Google « week-end à Brest », « séjour à Brest », ou encore « comment visiter Brest ». 

Est-ce que vous avez fait vos recherches sur Facebook ?

Est-ce que vous avez fait vos recherches sur Instagram ?

Est-ce que Google vous a conseillé une page Facebook ? Un compte Instagram ?

Non rien de tout cela.

Si vous avez été attentifs, Google vous a proposé en premier lieu des annonces, dans les premiers résultats de recherche payants, puis ce qu’on appelle de l’organique, c’est-à-dire des adresses de sites web avec un petit texte qui répondait à votre requête.

En descendant plus bas sur la plage, un encart avec Google maps où apparaissent les différents gîtes ou agences de séjour pour visiter Brest. 

Comment ces résultats ont-ils pu apparaître ?

Recherche Google sur smartphone
Recherche Google

Pour certains sites c’est via la publicité payante. Pour les sites c’est via l’organique c’est-à-dire du contenu sur internet. Et pour d’autres, ceux qui apparaissent sur la maps, c’est tout simplement Google My Business. 

Google My Business permet d’être présent au niveau local. Il est tout à fait adapté pour votre entreprise et pour votre zone de chalandise dans un rayon de 20 à 30 km. 

Si vous êtes kinésiologue, il ne sert à rien de démarcher des clients dans la France entière. Votre zone de chalandise (où se situe les clients) est limitée à 20 ou 30 km. Ça peut être plus. Mais c’est la moyenne.

En prenant votre exemple de recherche pour un séjour à Brest, vous rendez bien compte que tout le monde fait comme vous. Dès que vous avez un problème, une question, le premier réflexe que vous avez, c’est de taper votre requête sur Google.

Google est devenu notre moteur à questions. 

Aujourd’hui Internet est mature. Tout est sur Internet et tout se trouve sur Internet.

Il suffit de taper sa demande sur un moteur de recherche. Google est le principal puis dans l’ordre nous avons bing et Yahoo !.

Si vous n’existez pas sur Google My Business les gens ne vous trouveront pas.

Quand ils chercheront un kinésiologue, un salon de massage, un maître reiki, ou un hypnothérapeute, vos futurs clients vont faire une recherche sur Google. Si vous n’apparaissez pas dans les résultats, les clients iront chez la concurrence.

Conversation Messenger où ma fille m'annonce qu'elle a eu une cliente grâce à Google My Business
Ma fille : 1 semaine d’ouverture !

Une dernière chose. Google, avec son robot, peut créer automatiquement une fiche Google my business quand il visitera votre site.
Mais cette fiche sera vide. Quand un futur client recherchera pour ses besoins un massage, un soin reiki ou un soin d’hypnothérapie, il risque de tomber sur cette fiche Google My Business créé par Google. Mais comme elle sera vide, votre client vous classera dans la catégorie je n’y vais pas, car le problème c’est que votre entreprise sera associée à cette fiche vide et cela sera encore pire que de ne pas en avoir.

Erreur n°2 : créer une page pro Facebook 

Créer une page pro Facebook ou Instagram lorsque vous débutez n’est pas forcément une erreur, mais ce n’est pas la première chose à faire. 

Comme vous j’ai fait l’erreur à mes débuts de créer une page pro sur Facebook et j’ai posté des publications tous les jours pendant les premiers mois. 

Je postais les promos, les infos, plein de choses qui me semblaient pertinentes. 

Et qui me lisez ? Personne. Parce que je n’avais pas d’audience. 

Quand je dis « pas d’audience », je ne parle pas de ma grand-mère, de mes cousines et de mes amis.

Les gens détestent qu’on leur vende quelque chose, mais ils adorent acheter.

Je vous parlerai plus en détail des réseaux sociaux et de leur utilisation dans un but professionnel, dans un prochain article. 

Pour le moment les réseaux sociaux vont vous servir pour attirer des clients pas pour les trouver

C’est pourquoi, quand vous débutez, utiliser un réseau social ne sert strictement à rien, car vous n’avez pas d’audience. Vous êtes un inconnu. 

Les réseaux sociaux, en 2022, comme Internet, sont matures. Mais vous ne l’êtes pas. 

J’explique.

Vous êtes habitué des réseaux sociaux, vous avez certainement un compte Instagram, un compte Facebook voire un compte Pinterest. Et vous utilisez ce compte en mode personnel/influenceur. 

C’est-à-dire, que vous allez gérer votre réseau social en mode pro comme en mode perso. Et c’est là l’erreur : ce sont deux stratégies totalement différentes. 

Si vous utilisez votre page Facebook professionnelle, pour promouvoir votre métier, trouver des clients en faisant des rabais, des promotions, vous allez tout droit dans le mur. 

20 % pour la fête des grands-mères

L’administration d’un réseau social professionnel est tout le contraire. 

Les algorithmes des réseaux sociaux sont différents, mais fonctionnent tous sur le même principe : ils veulent du divertissant, de l’intéressant, du motivant, du convaincant.

Je vais vous donner un secret. 

Celui qui ne vend rien sur les réseaux sociaux vend le plus. 

Facebook peut-être une bonne alternative pour vous faire connaître et attirer des clients. Mais à vos débuts, si vous n’avez pas encore une clientèle, il ne sert à rien de créer une page Facebook et de l’alimenter. 

Ma page pro Facebook, relative à mon salon de massage, n’a que 106 abonnés. 

C’est très peu. 

Je ne suis pas un fan des réseaux sociaux. Je m’y intéresse depuis peu. En vérité, j’ai appris à les utiliser pour la création du blog entreprendre bien-être. 

Quand je regarde mes statistiques (Google analytics), les personnes qui visitent mon site web et qui proviennent des réseaux sociaux ne sont que 2 %. 

Cela ne signifie pas que 2 % de mes clients sont issus des réseaux sociaux. Cela signifie que seulement 2 % des personnes qui visitent mon site web l’ont découvert via les réseaux sociaux. 

Alors que la majorité de mes clients, soit plus de 80 %, atterrissent sur mon site web via une recherche Google. 

Organic = Google
Social = réseaux sociaux

Si vous débutez dans votre métier, je sais que c’est une période assez intense moralement et physiquement. 

Pour vous épargner en charge mentale, je vous conseille de faire l’impasse, dans les premiers mois, d’avoir une page Facebook ou un compte Instagram. Vous n’aurez pas besoin de l’alimenter pour créer du contenu que personne ne lira. 

Quand vous commencerez à vous faire connaître, vous le saurez, les gens vous demanderont ou alors vous sentirez qu’il est temps de lancer un réseau social pour parler de vous et de votre activité.

Erreur n°3 : imprimer des flyers 

Là encore une erreur que tout le monde fait, que j’ai fait. 

Vous imprimez vos flyers sur Vistaprint, vous attendez avec impatience votre colis dans la boîte aux lettres et puis vous allez les distribuer chez tous les commerçants du quartier, dans les épiceries bio, et puis vous attendez l’appel. 

Et personne. 

Vous avez dépensé des euros pour rien. 

Le taux de rebond sur les flyers est grosso modo d’un pour mille. Cela signifie que pour 1000 flyers distribués vous aurez au pire un appel, au mieux un client qui réservera. 

Et puisque vous êtes des entrepreneurs, je vous laisse calculer le ROI.

Qu’est-ce que le ROI ? 

En français le ROI (return on Investment) c’est le retour sur investissement. C’est-à-dire que pour 1 € dépensé pour avoir un client combien vous rapporte cet investissement. 

Par exemple vous dépensez 1 € en publicité qui vous ramène à client qui dépense 60 € dans une séance, LE ROI sera de 59. (Ce qui est très bon dans cet exemple, mais dans la réalité est exagéré, car normalement un bon ROI se situe aux alentours de  7 – 8)

Je vous laisse calculer la somme que vous avez dépensée pour l’impression de vos flyers et le retour sur investissement. 

Comme pour les réseaux sociaux, vous distribuez vos flyers en mode influenceur et pas en mode professionnel.

Rappelez-vous vos vacances d’été à Argelès-sur-Mer.
Vous êtes allongé sur votre serviette, lunettes de soleil sur le nez, chapeau de paille sur la tête face à la mer et là, un groupe de jeunes filles ou un beau mâle tout bronzé, passe entre les plagistes et distribue des flyers pour une promo d’ un restaurant : paella à volonté pour 5 € par personne ou pour une soirée dans la plus grosse discothèque d’Argelès-sur-Mer : entrée gratuite + un cocktail offert. 

Vous avez compris où je veux en venir ? 

L’utilisation des flyers ce n’est pas une mauvaise chose en soi. 

Distribuer des flyers dans les commerces ne fonctionne pas si vous n’êtes pas une association à but non lucratif. 

Les flyers sont un moyen publicitaire comme les autres et si vous voulez bien les utiliser ce sera seulement dans le cadre d’une grosse promotion. 

Par exemple dans le cadre d’un salon de massage, vous faites une promo : 150 € pour un abonnement à l’année. Vous allez embaucher un étudiant ou votre fille et lui faire distribuer les flyers dans une rue passante avec un pitch associé à la distribution des flyers. 

Et vous allez distribuer des flyers tant que vous n’aurez pas atteint votre quota. C’est-à-dire que si vous avez prévu que seulement 10 personnes pourront bénéficier de cette promotion de 150 € pour un abonnement à l’année, vous devrez distribuer des flyers jusqu’à ce que vous ayez 10 personnes inscrites et qui sont venues suite à la distribution de ses flyers. 

Comme sur la plage d’Argelès-sur-Mer, les flyers ont un retour sur investissement qui fonctionne très bien lorsqu’ils sont distribués dans une rue passante et qui il y a une promotion associée. 

Bien entendu je ne vous interdis pas de distribuer des flyers dans tous les commerces de votre quartier, mais ne vous attendez pas à avoir une tonne de clients qui vous appelle parce qu’ils auront vu votre flyer à la caisse. Surtout que celui-ci ressemblera à un prospectus de pizzeria.

Rappelez-vous, les gens détestent qu’on leur vende quelque chose, mais ils adorent acheter.
Si votre flyer ressemble à un menu de restaurant, les gens, s’ils le prennent, le jetterons soit la poubelle en rentrant soit l’accrocheront au frigo et l’oublieront comme tous les autres flyers accrochés sur le frigo.

Si vous distribuez des flyers dans les commerces avec une promotion, peut-être aurez-vous un peu plus d’appels de réservation. Dans le cas contraire, abandonnez l’envie d’imprimer des flyers.

Erreur n°4 : imprimer des cartes de visite 

Je vais faire cours pour cette 4e erreur, car elle est identique à celle des flyers

Je sais que pendant que vous étiez sur Vistaprint vous avez, en même temps que vos flyers, imprimé vos cartes de visite. 

Comme pour les flyers, vous les avez déposés sur les caisses de la supérette de votre quartier. Comme les flyers ils finiront au fond d’un sac à main, au fond d’un portefeuille et personne ne les lira. Pire elles finiront à la poubelle lors du vidage annuel du sac à main.

Erreur n°5 : ne pas avoir de site Internet 

Je pense que c’est une erreur de ne pas avoir de site internet pour votre activité.

Certains ne seront pas d’accord avec moi : ils vont tout miser sur une page pro Facebook par exemple. 

Alors oui sur le principe, je suis d’accord une page pro Facebook peut fonctionner pour attirer les clients. Mas comme je vous l’ai dit plus haut, la plupart les professionnels qui ont une page pro sur un réseau social, gère cette page en mode influenceur pour trouver des clients et pas pour attirer des clients. 

Je le répète : une page professionnelle sur un réseau social quand vous n’avez pas d’audience et inutile. 

Je rajouterai, que contrairement un site web une page professionnelle sur un réseau social ne vous appartient pas. 

Autrement dit, votre site web est votre propriété. Vous payez un nom de domaine, vous payez un hébergement et vous êtes propriétaire. 

Si pour une quelconque raison l’algorithme de votre réseau social venait à changer, tout votre business s’écroulera du jour au lendemain sans que vous soyez prévenu. 

Ne soyez pas surpris de cette vérité, c’est déjà arrivé. 

En 2014, beaucoup d’entrepreneurs du web avez monter un business sur leur page pro Facebook. 

Un jour, Mark Zuckerberg décida de changer l’algorithme de Facebook. Il décida que son réseau social sera un réseau social et non pas réseau où l’on pouvait faire du business sans que Facebook récupère une partie de l’argent. Aussi la portée des publications changea : seuls 10 % de l’audience pouvait lire les publications. 

Autrement dit, ces entrepreneurs ont perdu en moins de 24 heures 90 % de leurs clients. Il y a eu des faillites à la pelle.

Dernièrement, face aux conditions d’augmenter le niveau de la RGDP, Facebook a menacé dans un communiqué de ne plus pouvoir offrir ses services dans certains pays européens. 

Bon, pas d’inquiétude, Facebook existera toujours, mais ce genre d’annonce est une menace pour votre business s’il est essentiellement basé sur un réseau social.
À noter qu’Instagram appartient à Facebook.

Avec votre site web, vous êtes le propriétaire, vous n’êtes pas dépendant du changement d’un algorithme dans le futur ni de la politique d’un réseau social. 

Sur votre site web, vous êtes chez vous. Vous faites ce que vous voulez. Vous écrivez ce que vous voulez. Vous faites les promotions que vous voulez. 

Il est très facile aujourd’hui de faire un site internet même si vous n’y connaissez rien. 

Il existe plein de tutos sur YouTube et en à peine une heure voire moins, vous pouvez créer un petit site à votre image.
Petit site que vous pourrez agrandir au fur et à mesure de l’apprentissage de cette nouvelle compétence. 

Je vois beaucoup de sites hébergés par Wix.
Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Je vous conseillerai toutefois de faire tourner votre site sous WordPress. 

J’y reviendrai dans un article, il n’y a rien de compliqué. 

En fait, peu importe l’hébergeur. Ce que vous devez absolument faire c’est d’avoir un nom de site web en .fr ou .com. 

Arrêtez avec vos noms du genre mapetiteentreprise.wix.com ou jaimelereiki.weebly.fr 

Adresse site web en wix.com
hypnose.wix.com

Avec ce genre d’adresse web où le nom de domaine est associé à votre hébergeur, Google va moins bien vous référencer. 

Google attribue des notes au site web suivant plein de critères. L’adresse web en est un. 

Vous êtes professionnel et votre professionnalisme commence déjà par avoir une adresse web en .fr ou .com 

C’est un gage de sérieux. Et cela ne vous coûte pas plus d’une dizaine d’euros par an. 

Alors mon conseil, si vous avez déjà un site web avec le nom de domaine de votre hébergeur, jetez un coup d’œil dans vos options et achetez un nom de domaine.

Erreur n°6 : floquer sa voiture 

Vous vous promenez dans la rue et maintenant que vous êtes entrepreneur vous apercevez que beaucoup d’entreprises ont des voitures floquées à leur marque. 

Génial comme idée vous dites.

Sérieusement. Qui prend le numéro de téléphone inscrit sur la voiture ? Vous l’avez déjà fait, est-ce que vous avez déjà appelé le numéro ? 

Le flocage d’une voiture ce n’est pas un canal pour attirer des clients. Il s’agit juste d’une image de l’entreprise. 

Les véhicules de la poste sont jaunes, les voitures de la gendarmerie sont bleues. Les fourgons EDF sont blancs avec leur logo. 

Et tout le monde s’en fout. Vous les voyez passer, mais ce n’est pas pour ça que vous les appelez en copiant le numéro sur le véhicule. Au pire vous pouvez les prendre en photo lorsqu’ils sont garés et comme les cartes de visite ça finira dans les tréfonds de votre album photo de votre smartphone jusqu’à ce que votre iPhone vous indique qu’il n’y a plus de mémoire : il sera supprimé. 

Donc, ne dépensez pas d’argent dans un flocage professionnel qui n’attirera aucun client sauf si votre véhicule est une image de marque. Par exemple vous faites du domicile et vous avez choisi un rouge pétant qui est la marque de fabrique de votre entreprise. D’ici quelques années les gens sauront que ce rouge pétant est associé à une marque comme les voitures jaunes et les voitures bleues.

Erreur n°7 : mettre ses prix en dessous de la concurrence

Je sais c’est un réflexe, quand vous démarrez votre activité bien-être, vous ne vous sentez pas légitime.
Manque d’expérience, peur de mal faire, avoir des critiques (il est cher et c’était mal fait). 

Vous regardez un peu la concurrence, les prix qui se pratiquent (et où est-ce que vous avez regardé ? Sur Google ?) Et c’est par rapport à ces prix de la concurrence que vous allez fixer les vôtres.

En France, un thérapeute tourne à peu près en moyenne à 60 € de l’heure. Vous vous dites sûrement en tant que débutant que 30 €, la moitié, serait pas mal. Erreur 

En fait, plus vous baisserez vos prix , plus vous allez créer une incompréhension chez le client. 

Le client n’est pas si bête que ça, il connaît généralement le prix du marché pour certains services. S’il voit que vous êtes nouveau/nouvelle, avec un prix inférieur à ce qui se pratique en général il aura tôt fait de comprendre que vous êtes nouveau. Il ne viendra pas. 

En baissant vos tarifs, vous allez attirer une clientèle au budget du tarif que vous avez fixé.
Les Québécois ont un nom pour cela : magasiner.
Cela signifie que des gens, pour ne pas dire des consommateurs, sont toujours à l’affût de la bonne affaire, du petit prix pour le maximum de profil.


Et croyez-moi que ces gens-là vous allez en avoir ; ils ne viendront qu’une fois, ils ne viendront que pour le prix. 

Le conseil que je vous donne (vous en faites ce que vous voulez ), c’est de regarder les prix de la concurrence et de les baisser légèrement.
Exemple, pour une prestation généralement observée à 60 € de l’heure, vous pouvez fixer vos tarifs à 50 € de l’heure maximum. 

Pas en dessous.
Pourquoi ? Parce que vous allez avoir de l’expérience au fil des semaines, des mois.
Il vous sera plus facile de relever vos tarifs s’il y a 10 € de différence par rapport à la concurrence que s’il y a plus de la moitié. 

Imaginer, vous débutez à 50 € de l’heure, les gens vont venir, ils vont peut-être vous dire vous êtes le moins cher, la moins chère et vous pouvez leur répondre honnêtement que vous débutez et que ce sont des offres promotionnelles pour vous faire connaître.

6 mois après, vous constatez que votre clientèle a augmenté : là, vous pouvez commencer à augmenter vos tarifs tout doucement, comme passer à 55 €.
Et 6 mois après vous avez encore acquis de l’expérience et vous augmentez de nouveaux vos tarifs en vous alignant sur la concurrence à 60 €.
Non seulement en 12 mois vous avez acquis de l’expérience, vous avez rattrapé les tarifs pratiqués par le marché et vous avez obtenu une clientèle.

Vous devez comprendre également que vous êtes professionnel que vous êtes bons de votre métier parce que vous vous êtes formé, parce que c’est votre seul gagne-pain aussi ne l’oubliez pas. Vous avez des charges, vous avez peut-être une famille à faire vivre. Donc, ne vendez pas votre savoir au rabais.

Erreur n°8 (le + 1) : attendre d’avoir créé son entreprise pour se faire connaître

Pitaya annonce son ouverture prochaine

Que vous inspire cette photo ?

Je crois que le message est clair : le restaurant est en plein travaux et il annonce déjà son ouverture prochaine !

Quand vous débutez, annoncez votre ouverture prochaine !

« Mais ce n’est pas possible David… » me diriez-vous.

Pourquoi cela ?

« Ben, je n’ai pas fini ma formation et je ne pas encore mon numéro de SIRET ! »

Et alors ? Je n’ai pas dit que vous deviez vendre vos prestations. J’ai juste affirmé que vous devriez vous faire connaître avant d’ouvrir. Nuance.

Et pour vous faire connaître, rien de mieux que d’avoir un fiche Google My Business.
GMB ne demande pas de numéro de SIRET, aussi, deux mois avant l’ouverture de votre entreprise, vous allez vous inscrire sur GMB et vous allez optimiser votre fiche pour être présent localement.
Rien ne vous empêche de faire un post pour annoncer l’ouverture prochaine et de commencer à remplir votre agenda.
Si des clients vous appellent, vous pouvez déjà réserver leur rendez-vous. Si vous n’êtes pas prêt, annoncez l’ouverture à la date choisie et proposez de les rappeler.

Le schéma habituel de l’installation d’un thérapeute est le suivant :

> idée > formation > création > ouverture

Je propose :

> idée > ouverture > création > formation

C’est plus sympa de finir sa formation un vendredi et de commencer avec vos premiers clients le lundi ?
Tant que vous ne percevez pas de rémunération, il n’y a pas à déclarer à l’URSSAF.

En conclusion 

L’installation est une source de stress importante, un enjeu très majeur. Les objectifs sont

  • de vous construire une clientèle rapidement,
  • de vous faire connaître partout,
  • de vivre de votre passion

Le monde évolue rapidement et les astuces/conseils d’hier ne sont plus valables aujourd’hui.
En 2022, les techniques d’acquisition des clients passent par Internet.

Plus personnes ne consultent les pages jaunes – d’ailleurs, l’annuaire n’existe plus. Nous sommes envahis par la pub et les boîtes aux lettres ont toutes un autocollant stop-pub.
Les cartes de visite ne servent qu’à flatter notre égo (ça fait pro…).

Les clients sont sur Internet. Comme vous, quand ils ont un souci, ils cherchent sur Google et ils attérissent sur votre site Web.
Votre site Web doit répondre à leurs questions mais surtout il doit répondre à leurs problèmes.

Soyez présent sur Google et vous aurez des clients.
(Ça tombe bien, Google est gratuit et il aide les professionnels ! )


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